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Couple et belle-famille : les 7 principes clés pour une relation harmonieuse

Des difficultés fréquentes entre le couple et la belle-famille

Pour un couple, les problèmes dans la relation avec la belle-famille sont fréquents. Un des partenaires du couple peut avoir le sentiment de ne pas être apprécié par ses beaux-parents. D’autres fois, il peut penser qu’ils interfèrent dans leur vie à deux ou bien qu’ils ont une influence nocive sur son conjoint. D’autres fois encore, il peut estimer qu’il y a une incompatibilité entre son couple et la belle-famille, du fait de valeurs, de cultures ou de traditions familiales différentes. Des complications liées à l’argent peuvent de plus s’ajouter à ces conflits plus ou moins ouverts.

Très souvent, les tensions se situent entre la femme et la belle-mère, ce qui peut souvent traduire une lutte inconsciente pour l’amour du conjoint et du fils. Mais de nombreux autres cas existent, impliquant le beau-père, les belles-sœurs, les beaux-frères ou encore la seconde femme du beau-père.

Cependant, la belle-famille est une réalité qui ne peut pas être ignorée car elle fait partie du monde intérieur de son partenaire. Quels alors sont les principes clés à suivre pour une relation apaisée ?

Donner clairement la priorité à son partenaire par rapport à sa famille

C’est le principe clef pour une relation harmonieuse avec la belle-famille : chaque partenaire doit donner la priorité à son conjoint par rapport à ses parents et sa famille.

En réalité, le problème ne vient souvent pas de la belle-famille. A part quelques exceptions liées à des personnes réellement malveillantes, la situation s’envenime généralement lorsqu’un des partenaires se sent « rétrogradé » ou « déclassé » dans la relation parce que l’autre partenaire a donné la priorité à sa famille. Éjecté du couple au détriment d’une personne extérieure, ce partenaire a le sentiment de devenir « la troisième roue du carrosse ». Cette situation va naturellement créer chez lui une aversion pour le membre de la belle-famille impliqué.

C’est donc avant tout le comportement de chaque partenaire qui va déterminer la relation entre son conjoint et sa famille. Ainsi pour Yvon Dallaire, psychologue et auteur de nombreux ouvrages sur les couples, « une seule stratégie est possible : prendre parti pour sa femme [ou son mari] contre sa mère [ou tout autre membre de sa famille] et couper définitivement le cordon ombilical ».

Établir des limites claires par entre le couple et la belle-famille

Le second principe clef est d’établir des limites par rapport aux membres des belles-familles respectives. Ces limites doivent être établies conjointement par les deux membres du couple et chacun doit s’y tenir. « Il est absolument déterminant que le mari [ou la femme] campe fermement sur ses positions, même s’il a l’impression qu’on lui en demande trop, et même si sa mère [ou tout autre membre de sa famille] n’accepte pas la nouvelle donne. » écrit ainsi John Gottman dans Les couples heureux ont leur secret.

Ces limites concernent notamment l’attitudes des beaux parents. John Gottman poursuit ainsi dans le même ouvrage : « Il est d’une importance majeure, lorsqu’on veut établir une solidarité conjugale, de ne pas tolérer le moindre signe de mépris ou de condescendance de la part de ses parents envers son ou sa partenaire. »

Maintenir une connexion émotionnelle continue dans son couple même en présence de la belle-famille

En présence des membres de sa famille, on peut avoir tendance à modifier sa façon d’être. On peut par exemple être moins attentif à son partenaire, être plus distant ou montrer moins d’affection. Or non seulement il est essentiel de ne pas modifier sa façon d’être avec son partenaire, mais au contraire, il est nécessaire de s’assurer d’une connexion continue avec lui ou elle.

Pour conserver leur connexion émotionnelle lorsque des membres extérieurs sont présents, un couple peut utiliser plusieurs techniques :

  • Maintenir un contact fréquent du regard.
  • Être attentif au langage non verbal de l’autre.
  • Définir des signes ou des paroles qui permettent de communiquer entre eux sur un besoin d’aide ou de connexion, en restant cependant vigilant à ce que ce signe ne soit pas perçu par les autres comme le souhait de les exclure.
  • Se placer physiquement l’un et l’autre pour rester en proximité, lorsque le couple assis sur un canapé par exemple.
  • Se chuchoter à l’oreille.

Faire preuve d’empathie envers sa belle-famille

Dans toute relation humaine, un rapport de qualité s’établit s’il est fondé d’une bonne compréhension. Cela est tout à fait vrai en ce qui concerne la relation avec la belle-famille. Il s’agit d’« apprendre à les écouter en essayant de réellement comprendre ce qu’ils pensent, ce qui les a conduits à telle ou telle conclusion et ce qu’elle représente pour eux » écrit ainsi Gary Chapman dans le livre Ce que j’aurais aimé savoir avant de me marier.

Écouter ses beaux-parents avec empathie et essayer de comprendre leurs attentes est essentiel pour faire grandir le respect mutuel. Être écouté est souvent la chose que les beaux-parents attendent le plus. De plus, consacrer du temps à cela fera toujours plaisir à son partenaire. Cela n’oblige cependant pas à être d’accord avec eux. Il est tout à fait possible d’avoir une vision des choses différentes d’eux et de s’y tenir. Mais cela sera toujours plus facilement accepté si l’on fait preuve de considération.

Accepter des compromis avec la belle-famille

Certains événements ont une importance capitale aux yeux de la belle-famille. Ce sont des moments comme Noël ou les anniversaires qui ont pour les beaux-parents une forte dimension symbolique. C’est pourquoi il est essentiel de faire l’effort d’y participer.

D’autres événements moins importants ou des visites peuvent être souhaités par la belle-famille. L’important est ici de trouver un terrain d’entente, en gardant en tête qu’être en couple signifie faire équipe et donc implique certains compromis. Y participer peut être aussi un geste d’amour pour son partenaire.

Créer et défendre le « nous », une bulle de solidarité

Face aux membres de la belle-famille comme vis-à-vis de toutes les personnes externes au couple, il est déterminant pour un couple qui veut vivre en harmonie de construire un « Nous ». Yvon Dallaire dans son livre Qui sont ces couples heureux ? affirme que « les membres du couple qui ne développent pas un sentiment de solidarité contre les « ennemis » naturels du couple hypothèquent sérieusement leur avenir conjugal et augmentent leurs sources de frictions. »

Stan Tatkin dans Wired for Love parle lui de construire une « bulle » pour son couple dans laquelle chaque partenaire est la personne la plus importante dans la vie de l’autre, celle sur laquelle le partenaire peut toujours compter. Cette bulle protège mais doit aussi être protégée.

Créer ses propres traditions dans son couple

Afin d’établir la juste distance entre le couple et la belle-famille, il est enfin nécessaire que les deux partenaires du couple établissent leurs propres rituels familiaux. En se fondant sur leurs valeurs et leur mode de vie, le couple crée sa propre culture familiale. Il peut aussi puiser dans les traditions des familles respectives, formant ainsi une nouvelle entité « interculturelle ».

C’est ainsi que se forme l’identité du couple, qui doit être respecté par les beaux-parents et les autres membres de la belle-famille.

Crédit photo : Tyler Nix / Unsplash

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